Elon Musk amplifie la controversée utilisation du système Full Self-Driving de Tesla. La récente mise en scène d’un homme de 98 ans, avouant qu’il ne regarde plus la route, soulève de sérieuses questions sur la sécurité. Poussons-nous à nous interroger : sommes-nous vraiment prêts pour une conduite autonome ?
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Un ancien qui a « arrêté de regarder »
La chaîne Fast Lane (TFL) a partagé une vidéo où Larry, un retraité de 98 ans vivant à Farmington, au Nouveau-Mexique, raconte comment il utilise le système FSD (Supervisé) de sa nouvelle Tesla Model Y pour ses trajets quotidiens. Le clip a pris une ampleur inattendue après avoir été partagé par Musk, atteignant plus de 9 millions de vues.

Larry est attachant avec son expérience, ayant conduit plus de 100 voitures dans sa vie. Sa première ? Une Ford Model A de 1931. Mais ce qui nous intéresse ici, ce sont ses réflexions sur l’utilisation du FSD.
« Je ne veux pas regarder chaque intersection et me demander si elle est dégagée ou s’il y a quelqu’un derrière moi », déclare-t-il dans la vidéo, avant d’ajouter avec une satisfaction évidente : « Regardez, je n’ai même pas besoin de regarder, ça s’en charge. » Quand le présentateur lui demande s’il lui fait confiance à 100 %, il répond avec une conviction surprenante.
Quelles sont les règles ?
Tesla a récemment renommé son produit « FSD (Supervisé) » pour une raison bien précise. Ce système est avant tout une assistance à la conduite, et non une solution autonome. La clause de l’entreprise souligne qu’il nécessite une supervision active du conducteur.
Donc, regarder la route et être prêt à intervenir est essentiel, surtout aux intersections – un point que Larry semble ignorer. Sa révélation de ne pas avoir eu d’accidents depuis quelques mois paraît rassurante, mais elle doit être mise en balance avec la réalité : le système FSD commet des erreurs, comme le montre un moment de la vidéo où il manque un panneau crucial.
Le prix des erreurs
Les avocats prennent des notes. En effet, la défense de Tesla repose sur le fait que le conducteur doit toujours superviser le système. Pourtant, le PDG promeut une vidéo où un utilisateur admet qu’il ne surveille pas la route.
Nous nous rappelons d’un verdict passé : un jury a déclaré Tesla partiellement responsable d’un accident mortel, et la société fait face à des poursuites s’élevant à des milliards. La situation est préoccupante, d’autant plus qu’avec des images comme celles-ci, les avocats n’ont pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour prouver leur point.
Comment vont-ils aller de l’avant ?
On ne peut pas blâmer Larry. Après tout, à 98 ans, il suit le modèle que Tesla a laissé entendre. Et c’est là le cœur du problème. Comment une entreprise peut-elle vanter un produit comme autonome tout en lui attribuant une clause dissuasive ?
L’expérience du FSD est impressionnante, mais elle montre aussi ses limites. La distance entre la promesse marketing et les exigences de sécurité est le point d’achoppement que les avocats exploitent habilement.
J’espère ne pas avoir à évoquer de nouveau Larry, car, et je ne veux pas être alarmiste, cela pourrait ne pas bien finir. Restez prudents, Larry, et que cela nous rappelle l’importance d’une vigilance sur la route.
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Je suis Jean-Marc Métayer, toulousain et amoureux de l’auto. J’ai toujours aimé les moteurs, mais un vieux cabriolet m’a appris que chaque voiture a une âme. Parfois, un simple trajet devient une aventure inoubliable.


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