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En bref : • La maison conçue par Denizen Works à Onomichi présente une façade fermée côté rue pour préserver l'intimité, contrastant avec son ouverture vers les vues des îles du Setonaikai. • L'architecture s'inspire des concepts japonais d'Omoya et Hanare, avec deux structures distinctes reliées par un passage couvert, permettant de séparer vie personnelle et professionnelle. • Le revêtement utilise la technique traditionnelle Yakisugi (bois brûlé), créant un dialogue entre tradition et modernité. • Ce projet résulte d'une collaboration entre Denizen Works (Royaume-Uni) et Take Architects (Tokyo), répondant au désir des propriétaires de créer un sanctuaire paisible après leur vie londonienne. |
Une maison japonaise qui préserve la vie privée
Denizen Works, un studio basé au Royaume-Uni, a récemment réalisé un projet unique à Onomichi, au Japon. Cette maison à l’apparence discrète cache un véritable sanctuaire derrière sa façade austère. Mais qu’est-ce qui rend cette réalisation si remarquable ?
Un design énigmatique
La maison présente une façade presque entièrement vierge sur la rue, une approche qualifiée d’« énigmatique » par son concepteur, Murray Kerr. Ici, l’architecture ne se veut pas impolie, mais témoigne d’une compréhension profonde de la notion de luxueuse intimité.
Un refuge personnel
Les clients, un couple ayant vécu à Londres, aspiraient à un retour au calme japonais. Ce qu’ils souhaitaient, ce n’était pas seulement un toit, mais un véritable sanctuaire. Pour y parvenir, Denizen Works a su marier tradition et modernité, incarnant ce que l’on appelle une traduction culturelle harmonieuse.
Un agencement réfléchi
La maison se compose de deux structures distinctes reliées par un passage couvert. Un bâtiment principal de deux étages abrite une chambre, tandis qu’un studio d’un étage, partiellement entouré d’un jardin, complète ce cadre. Cette configuration s’inspire des concepts japonais d’Omoya et Hanare, permettant une séparation claire entre vie personnelle et professionnelle.
Une esthétique véritablement contemporaine
Le cladding en Yakisugi, une technique traditionnelle japonaise, enveloppe les deux structures. Ce bois brûlé, d’un noir profond, est à la fois protégeant et esthétiquement plaisant. Bien que la tendance soit à son utilisation dans l’architecture moderne, ici, elle s’intègre parfaitement, créant un dialogue visuel entre l’ancien et le nouveau.
Un dialogue entre intérieur et extérieur
Bien que la façade orientée vers la rue soit fermée, l’autre côté s’ouvre entièrement pour capturer les magnifiques vues des îles du Setonaikai. C’est un principe classique de l’architecture japonaise : créer un monde privé au sein d’un contexte public. Le jardin, bien qu’étroit, agit comme un tampon, permettant à l’intérieur de respirer tout en conservant une sensation d’encadrement.
Une collaboration fructueuse
Denizen Works a collaboré avec Take Architects de Tokyo pour naviguer dans les complexités de la construction au Japon tout en préservant leur vision créative. Cette approche collaborative a produit une synthèse authentique, prouvant que de telles coopérations peuvent aboutir à des projets époustouflants.
Une beauté consonante avec l’environnement
Pour les amateurs d’architecture sensible, cette maison est plus qu’une simple construction. Elle sait rester discrète tout en offrant un espace de vie précieux. Dans une époque où la surenchère visuelle est la norme, opter pour une façade sobre peut presque sembler une audace.
Conclusion
En fin de compte, cette maison symbolise que la tranquillité peut s’atteindre par l’introspection, et que parfois, le meilleur moyen d’y parvenir est de bâtir un mur esthétique pour promouvoir une vie sereine derrière lui. Quelle serait votre vision de l’habitat idéal ?

Je suis Jean-Marc Métayer, toulousain et amoureux de l’auto. J’ai toujours aimé les moteurs, mais un vieux cabriolet m’a appris que chaque voiture a une âme. Parfois, un simple trajet devient une aventure inoubliable.


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